L’honorable Modeste Bahati Lukwebo a officiellement démissionné de son poste de 2ᵉ vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo, alors qu’une procédure interne était déjà engagée à son encontre.
Une commission spéciale avait en effet été mise en place pour examiner son cas. Celle-ci disposait d’un délai de trois jours pour soumettre son rapport avant une plénière décisive appelée à statuer sur son maintien ou non au sein du bureau.
Cette démission intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, notamment après ses récentes déclarations sur la Constitution. Lors d’une conférence de presse, l’ancien président du Sénat s’était opposé à toute initiative de révision constitutionnelle, affirmant que la République démocratique du Congo ne souffre pas d’un problème de texte, mais plutôt d’une mauvaise interprétation de celui-ci.
Une position qui a suscité de vives réactions au sein de sa famille politique, l’Union sacrée de la Nation, où certains cadres ont interprété cette sortie comme un désaveu, voire une « trahison » de la ligne politique majoritaire.
Moïse KASHALA
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