À Kinshasa, la voix de Martin Fayulu s’est une nouvelle fois fait entendre comme un rappel à l’ordre dans un contexte politique tendu en République démocratique du Congo, où les urgences semblent parfois primer sur les principes institutionnels.
L’opposant s’oppose fermement à toute tentative de révision constitutionnelle dans un climat marqué par une forte fragilité sécuritaire et institutionnelle. Il s’appuie notamment sur les travaux des économistes Daron Acemoglu et James A. Robinson, ainsi que sur la sagesse bantoue, pour dénoncer ce qu’il considère comme une fuite en avant politique.
Selon lui, la crise que traverse le pays ne découle pas d’un défaut de texte, mais plutôt d’un manque de respect des institutions et des règles établies, dans un État encore éprouvé par les tensions persistantes avec le Rwanda et l’affaiblissement de l’autorité publique.
Dans son message, il met en garde contre les réformes menées dans la précipitation : réécrire les règles sans restaurer leur crédibilité reviendrait, selon lui, à bâtir sur des fondations instables, avec le risque que l’histoire sanctionne sévèrement les nations qui confondent réforme et précipitation.
Moïse KASHALA
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