Aller au contenu principal

Africa Monde est votre média de référence pour les actualités congolaises et internationales. Politique, économie, culture, sport et bien plus.

Africa Monde est votre média de référence pour les actualités congolaises et internationales. Politique, économie, culture, sport et bien plus.

RDC : Madame Grâce MASENGU interpelle l’État face à l’échec de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés

En République démocratique du Congo, la question de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés demeure l’un des défis sociaux majeurs. Malgré les efforts consentis par des milliers de jeunes pour accéder à l’enseignement supérieur, le passage de l’université au monde du travai...

En République démocratique du Congo, la question de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés demeure l’un des défis sociaux majeurs. Malgré les efforts consentis par des milliers de jeunes pour accéder à l’enseignement supérieur, le passage de l’université au monde du travail reste incertain, voire illusoire. Cette réalité préoccupante est aujourd’hui mise en lumière par Madame Grâce MASENGU, qui appelle à une prise de conscience collective et à une action urgente de l’État.

Selon Madame Grâce MASENGU, la multiplication des diplômes ne s’accompagne plus d’opportunités professionnelles réelles. Chaque année, des cohortes de jeunes sortent des universités et instituts supérieurs avec l’espoir d’exercer dans leurs domaines de formation, mais se heurtent à un marché du travail saturé, peu structuré et souvent inaccessible sans réseaux d’influence. Cette situation engendre une profonde frustration et pousse de nombreux diplômés vers des activités éloignées de leurs qualifications.

Madame Grâce MASENGU souligne que cette crise trouve en partie ses racines dans un système éducatif encore largement déconnecté des réalités économiques nationales. Hérité de la période coloniale, ce système privilégie la formation théorique et prépare davantage à l’emploi administratif qu’à l’innovation, à la création d’entreprises ou à l’auto-emploi structuré. Plus de six décennies après l’indépendance, les réformes nécessaires tardent à produire des effets concrets.

Face à l’insuffisance des débouchés, l’entrepreneuriat s’impose alors comme une alternative contrainte. Pour de nombreux jeunes diplômés, entreprendre ne relève pas d’un choix stratégique mais d’une nécessité vitale. Ils se lancent dans le commerce informel, les services ou les activités de subsistance, souvent sans accompagnement technique, sans accès au financement et sans cadre de protection sociale adéquat.

Pour Madame Grâce MASENGU, il est impératif que l’État congolais assume pleinement son rôle de régulateur et de catalyseur du développement. Elle plaide pour une réforme en profondeur du système éducatif, une meilleure articulation entre formation et besoins du marché, ainsi que la mise en place de politiques publiques favorisant l’emploi des jeunes et l’entrepreneuriat productif.

Malgré ce contexte difficile, Madame Grâce MASENGU salue la résilience et la créativité de la jeunesse congolaise, capable de transformer les contraintes en opportunités. Toutefois, elle insiste sur le fait que cette débrouillardise ne saurait constituer une politique de développement durable. L’avenir du pays dépend de sa capacité à valoriser ses compétences, à redonner espoir à ses diplômés et à faire de l’entrepreneuriat un véritable levier de croissance, choisi et non subi.

Car aucun État ne peut aspirer au progrès lorsque sa jeunesse, pourtant formée, demeure exclue de l’économie formelle et contrainte d’abandonner ses vocations.

Rédaction

LA REDACTION

Notre équipe éditoriale travaille sans relâche pour vous apporter les dernières actualités et analyses les plus pertinentes. Nous nous engageons à fournir un contenu de qualité, vérifié et objectif.

Commentaires 0

Aucun commentaire pour le moment

Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !

Laisser un commentaire