Selon Maître Guy Kalenga, les sanctions américaines visant le Rwanda ne sont pas un simple geste diplomatique : elles couronnent trente années de duplicité et de violence à l’Est de la RDC. Derrière l’image d’un Rwanda « moderne et stable » présentée à la communauté internationale, se cachait, selon lui, une réalité de pillages, de groupes armés instrumentalisés et de souffrances infligées aux populations congolaises.
Ces sanctions, explique Maître Kalenga, sont le fruit d’une persévérance diplomatique du président Félix Tshisekedi, qui a choisi de documenter, dénoncer et internationaliser la vérité congolaise, refusant que les agressions subies soient banalisées.
Elles représentent un signal clair : les vies congolaises comptent, et aucun récit artificiel ou stratégie d’influence ne peut éternellement masquer les réalités du terrain.
Les sanctions ciblent plusieurs hauts responsables militaires rwandais, dont le chef d’état-major de l’armée, Vincent Nyakarundi, le chef d’état-major de la Défense, Mubarakh Muganga, ainsi que Ruki Karusisi et le général Stanislas Gashugi. Elles bloquent leurs avoirs et interdisent toute transaction financière avec les institutions américaines, en réponse à leur soutien au groupe M23, accusé de graves violations des droits humains et de déstabilisation dans l’Est de la RDC.
Pour Guy Kalenga, ces mesures ne sont qu’un début : « L’heure n’est pas à la haine ni à la vengeance, mais à la justice et à la consolidation de notre souveraineté. La vérité, lorsqu’elle est portée avec constance, finit par produire des effets. »
Moïse KASHALA
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