L’ancien ministre congolais de la Communication, Lambert Mende Omalanga, a fait une déclaration qui suscite une vive polémique sur la scène politique et sécuritaire de la République démocratique du Congo. Selon lui, la sécurité de l’ex-président Joseph Kabila lors de ses séjours à Goma et Bukavu, dans l’Est du pays, aurait été assurée par des éléments de l’armée rwandaise.
Cette affirmation, rendue publique dans un contexte marqué par de fortes tensions diplomatiques et sécuritaires entre Kinshasa et Kigali, relance le débat sur les ingérences étrangères dans l’Est de la RDC, une région déjà fragilisée par la présence de groupes armés et des conflits récurrents.
Si elle venait à être confirmée, cette situation soulèverait de graves questions de souveraineté nationale, notamment sur le rôle réel joué par des forces étrangères sur le territoire congolais, ainsi que sur les relations qu’entretiendraient certaines figures politiques congolaises avec des puissances voisines.
À ce stade, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée ni du camp de l’ancien président Joseph Kabila, ni des autorités rwandaises. Du côté du gouvernement congolais, le silence demeure, alors que l’opinion publique et les analystes exigent des clarifications urgentes.
Dans un contexte où l’Est de la RDC reste au cœur des préoccupations sécuritaires régionales et internationales, les propos de Lambert Mende pourraient raviver les tensions politiques internes et accentuer la pression sur les autorités pour faire toute la lumière sur les alliances, les responsabilités et les enjeux géopolitiques qui entourent la crise persistante dans cette partie du pays.
Rédaction
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