La République démocratique du Congo poursuit la modernisation de son secteur géologique afin de mieux encadrer l’exploitation de ses immenses ressources naturelles. Ce lundi 26 janvier 2026, à Kinshasa, le Service Géologique National du Congo (SGN-C) a lancé la troisième phase de la formation en cartographie géologique et géochimique, un programme stratégique désormais élargi à la gestion des risques naturels.
La cérémonie officielle s’est déroulée sous la présidence du Directeur général adjoint du SGN-C, Adélard Ngoie Kasongo Tuvuvu, représentant le Directeur général Raoul Wazenga Vitima. Elle a réuni des experts du SGN-C, de la CTCPM, des formateurs du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), ainsi que des étudiants en géosciences de l’Université de Kinshasa, témoignant d’une volonté de transmission intergénérationnelle des compétences.
Prévue du 26 janvier au 12 février 2026, cette formation vise à renforcer les capacités nationales en matière de production, d’analyse et d’exploitation des données géologiques et géochimiques. Ces données constituent un outil essentiel pour orienter les politiques publiques, attirer des investissements responsables et assurer une meilleure valorisation du potentiel minier du pays.
Au-delà des enjeux miniers, l’intégration d’un module consacré aux risques naturels marque une avancée significative. Cette orientation répond aux défis liés aux inondations, glissements de terrain et autres aléas géologiques, de plus en plus fréquents dans plusieurs régions du pays. Elle permet d’inscrire la géoscience au cœur de la prévention des catastrophes, de la planification territoriale et de la protection des populations.
Cette initiative bénéficie de l’appui de l’Ambassade de France, à travers le Projet Fonds Équipe France, et repose sur un transfert ciblé de compétences au profit des experts congolais. L’objectif est de doter la RDC d’une expertise locale capable de produire, maîtriser et exploiter ses propres données géoscientifiques, condition essentielle d’une gouvernance minière moderne, durable et souveraine.
En donnant officiellement le coup d’envoi de cette session, les responsables du SGN-C ont réaffirmé l’engagement des autorités congolaises à investir dans le capital humain et à faire de la connaissance scientifique un pilier du développement national.
Dan Banze Lwaba
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