Prenant la parole devant l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa, a expliqué que le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, initié par le président Félix Tshisekedi, s’inscrit dans la démarche globale de recherche de la paix dans la sous-région.
Selon la cheffe du gouvernement, cette initiative reste ouverte aux forces politiques et sociales attachées à la République, au respect de la Constitution, à l’intégrité territoriale et au rejet de la violence.
Judith Suminwa a précisé que ce dialogue vise notamment à s’attaquer aux causes structurelles des fragilités de la RDC et à renforcer la cohésion ainsi que l’unité nationales. Elle a toutefois insisté sur le fait que cette démarche « ne vise ni à contourner les institutions, ni à organiser un partage du pouvoir ».
Tout en réaffirmant la disponibilité du gouvernement à poursuivre les échanges, la Première ministre a rappelé que les enjeux internes et externes de la crise congolaise doivent être distingués. Elle a notamment estimé qu’« aucun dialogue intérieur ne saurait transformer une agression extérieure en simple différend domestique ».
Dans le même temps, Judith Suminwa a souligné que la situation sécuritaire ne doit pas empêcher la RDC de s’attaquer à ses propres faiblesses et de poursuivre les réformes nécessaires au renforcement de l’État.
Moïse KASHALA
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