L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été officiellement sanctionné par les États-Unis ce 30 avril 2026. Son nom figure désormais sur la liste des personnes désignées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme de sanctions visant la RDC.
Selon le Trésor américain, cette décision repose sur des liens présumés entre l’ex-chef de l’État et des groupes armés opérant dans l’est du pays, notamment le M23 ainsi que l’Alliance Fleuve Congo (AFC).
En application de ces sanctions, tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine sont gelés. Il lui est également interdit d’effectuer toute transaction avec des citoyens ou des entreprises des États-Unis, conformément aux dispositions de l’Executive Order 13413, tel que modifié par l’E.O. 13671.
Cette mesure intervient dans un contexte politico-judiciaire déjà tendu pour l’ancien dirigeant. Elle s’ajoute notamment à la suspension de son parti, le PPRD, à la saisie de ses biens par les autorités congolaises, ainsi qu’à sa condamnation à mort par contumace en octobre 2025 par la Haute Cour militaire, pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Cette décision de Washington marque un tournant dans la pression internationale exercée contre Joseph Kabila, sur fond de persistance de l’insécurité dans l’est de la RDC, où plusieurs groupes armés continuent d’opérer.
Moïse KASHALA
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