L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, est sorti de son silence pour dénoncer fermement le projet de révision de la Constitution porté par le pouvoir en place. Dans un message adressé à la Nation, il estime que cette initiative constitue une menace directe pour la démocratie, la stabilité du pays et l’avenir des générations futures.
Revenant sur ses précédentes prises de parole, notamment celle du 23 mai 2025, l’ancien chef de l’État affirme avoir déjà alerté l’opinion sur la dégradation continue de la situation politique et institutionnelle du pays. Selon lui, la gouvernance actuelle se caractérise par des pratiques qu’il qualifie d’« arrogantes, liberticides, prédatrices et discriminatoires ».
Joseph Kabila considère que l’adoption de la loi référendaire par l’Assemblée nationale confirme désormais la volonté du pouvoir de modifier la Constitution. Pour lui, cette démarche remet en cause le pacte républicain qui fonde l’unité nationale et ouvre la voie à une concentration excessive du pouvoir.
« Un pas décisif vient d’être franchi vers la consolidation de la tyrannie et l’instauration d’un pouvoir sans limite prévisible », affirme-t-il, estimant que le pays risque de basculer dans une crise profonde si ce projet est poursuivi.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution, qui impose à tout Congolais de faire échec à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la Loi fondamentale, l’ancien président appelle à un « sursaut national » et à la mobilisation de toutes les forces vives de la Nation.
Joseph Kabila invite les citoyens, sans distinction politique, ethnique, religieuse ou sociale, à soutenir les initiatives visant à défendre la Constitution et les acquis démocratiques. Il exhorte également les Congolais à demeurer vigilants face aux atteintes aux libertés publiques, aux droits des citoyens et aux principes de bonne gouvernance.
Cet appel intervient dans un contexte politique marqué par de vifs débats autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, une question qui continue de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et de la société civile congolaise.
Rédaction
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