L’ancien vice-Premier ministre sous le régime de Joseph Kabila, José Makila, accuse le régime du président Félix Tshisekedi de vouloir exploiter l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC comme prétexte pour prolonger son maintien au pouvoir.
Dans une déclaration politique, l’opposant dénonce ce qu’il considère comme une contradiction entre l’impossibilité évoquée par le pouvoir d’organiser des élections au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, et la volonté affichée du chef de l’État de mettre en place un référendum constitutionnel.
Selon José Makila, cette démarche viserait à créer les conditions d’un « glissement » politique et ouvrirait la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel, en violation de la Constitution congolaise.
L’ancien cadre politique critique également ce qu’il qualifie de revirement politique et moral de Félix Tshisekedi, rappelant que ce dernier s’était autrefois opposé publiquement à toute modification constitutionnelle destinée à prolonger le pouvoir.
Réaffirmant son attachement au respect de la Constitution, José Makila insiste sur le fait que le mandat présidentiel actuel doit impérativement prendre fin en 2028, rejetant toute tentative de révision constitutionnelle ou de prolongation du pouvoir.
Moïse KASHALA
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