Le président de l’Association africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Jean‑Claude Katende, a vivement critiqué l’intention prêtée au parti présidentiel, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), de modifier la Constitution de la République démocratique du Congo.
Selon le défenseur des droits humains, « l’intention de changer la Constitution est déjà connue ». Il appelle toutefois les responsables du parti au pouvoir à avancer des arguments solides pour justifier une telle démarche. « Qu’ils utilisent au moins des arguments qui montrent qu’ils ont été à l’école », a-t-il lancé.
Pour Jean‑Claude Katende, quelles que soient les raisons avancées, un changement de la Constitution constituerait « une mauvaise voie » susceptible d’ouvrir la porte à de nouvelles tensions politiques dans le pays.
Il estime également que cette initiative pourrait s’avérer « dangereuse », notamment dans un contexte marqué par les tensions régionales entre le président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame.
Le président de l’ASADHO avertit enfin que cette question pourrait fragiliser davantage la cohésion au sein de la majorité au pouvoir. « Les signes de fracture sont déjà visibles », a-t-il affirmé, estimant que cette situation risque d’affaiblir encore le vivre-ensemble en RDC.
Moïse KASHALA
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