Aller au contenu principal

Africa Monde est votre média de référence pour les actualités congolaises et internationales. Politique, économie, culture, sport et bien plus.

Africa Monde est votre média de référence pour les actualités congolaises et internationales. Politique, économie, culture, sport et bien plus.

RDC : Guy Kalenga plaide pour une rotation périodique des forces de sécurité afin de lutter contre l’insécurité | Africa Monde

RDC : Guy Kalenga plaide pour une rotation périodique des forces de sécurité afin de lutter contre l’insécurité

Face à la persistance de l’insécurité dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo, le Pacificateur du Haut-Katanga, Maître Guy Kalenga Mutombo, propose l’ouverture d’une réflexion sur la rotation et la permutation périodique de certains éléments de la Police national...
Maître Guy Kalenga le Pacifique
Maître Guy Kalenga le Pacifique

Face à la persistance de l’insécurité dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo, le Pacificateur du Haut-Katanga, Maître Guy Kalenga Mutombo, propose l’ouverture d’une réflexion sur la rotation et la permutation périodique de certains éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et des Forces armées de la RDC (FARDC).

Cette proposition intervient dans un contexte marqué par la persistance de plusieurs formes de criminalité urbaine, notamment les vols à main armée, les assassinats et le banditisme. Pour Maître Guy Kalenga Mutombo, les autorités compétentes pourraient examiner différents mécanismes susceptibles de renforcer l’efficacité des services de sécurité et de consolider la confiance entre les forces de l’ordre et les populations.

Dans sa réflexion, le Pacificateur du Haut-Katanga estime qu’une permutation périodique de certains éléments de la PNC, de la FARDC et, lorsque les circonstances l’exigent, d’autres services de sécurité, pourrait être envisagée particulièrement dans les zones confrontées à une criminalité persistante.

Selon cette approche, une telle mesure pourrait notamment contribuer à prévenir la constitution de réseaux de proximité incompatibles avec les exigences professionnelles, favoriser la mobilité des agents, diversifier leur expérience territoriale et permettre une évaluation régulière des performances des différentes unités.

Elle pourrait également renforcer la collaboration entre les forces de sécurité, les autorités locales et les communautés, tout en améliorant les mécanismes de prévention et de lutte contre la criminalité.

Maître Guy Kalenga Mutombo insiste toutefois sur un point : cette réflexion ne constitue pas une accusation collective contre les policiers ou les militaires.

Toute implication éventuelle d’un agent dans une infraction doit, selon lui, être établie sur la base d’une enquête et dans le respect des procédures légales. Les éventuels soupçons de complicité ou de facilitation de crimes doivent donc être examinés au cas par cas, notamment lorsqu’une arme réglementaire serait soupçonnée d’avoir été utilisée dans la commission d’une infraction.

Pour appuyer sa réflexion, le Pacificateur du Haut-Katanga rappelle que différentes périodes de l’histoire de la RDC ont été marquées par des réorganisations et restructurations des services chargés de la sécurité, notamment sous le régime de Mobutu Sese Seko.

Il considère que cette expérience historique peut alimenter la réflexion actuelle sur la gestion, l’organisation et l’efficacité des dispositifs sécuritaires.

La législation congolaise prévoit par ailleurs des mécanismes d’affectation au sein de la PNC, permettant notamment de désigner un policier à un emploi déterminé à travers les actes administratifs prévus par la loi.

Pour Maître Guy Kalenga Mutombo, la permutation des éléments de sécurité ne devrait cependant constituer qu’un outil parmi plusieurs mesures de gouvernance sécuritaire.

Il préconise notamment : un contrôle renforcé des armes et munitions ainsi que leur traçabilité ,  des inventaires réguliers des armes de service ; des enquêtes approfondies sur les crimes commis avec des armes ; le recours aux éléments balistiques lorsque cela est possible ; le renforcement du renseignement de proximité ; une évaluation régulière et objective des unités ; une attention particulière à la rotation des responsables occupant des fonctions sensibles ; ainsi que le renforcement de la gouvernance sécuritaire au niveau provincial et local.

Pour le Pacificateur du Haut-Katanga, la lutte contre l’insécurité nécessite une approche préventive, combinant renseignement, contrôle, évaluation et proximité avec la population.

« Nous ne devons pas attendre que l’insécurité s’installe définitivement dans nos villes avant d’agir. La sécurité exige de l’anticipation, du renseignement, du contrôle et une évaluation permanente de nos dispositifs », soutient Maître Guy Kalenga Mutombo.»

Il estime ainsi que la permutation périodique et encadrée de certains éléments des forces de sécurité pourrait être étudiée comme l’un des mécanismes permettant de prévenir d’éventuelles complicités et d’améliorer l’efficacité opérationnelle, dans le strict respect de la loi et des droits des agents concernés.

Moïse 

LA REDACTION

Notre équipe éditoriale travaille sans relâche pour vous apporter les dernières actualités et analyses les plus pertinentes. Nous nous engageons à fournir un contenu de qualité, vérifié et objectif.

Commentaires 0

Aucun commentaire pour le moment

Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !

Laisser un commentaire