La République démocratique du Congo s’impose, une fois encore, comme un acteur incontournable dans la bataille mondiale autour des minerais stratégiques. Le groupe minier anglo-suisse Glencore a confirmé être engagé dans des négociations avancées en vue de la cession d’une participation minoritaire de 40 % dans ses principales activités de cuivre et de cobalt sur le sol congolais.
Cette opération stratégique cible deux joyaux du secteur minier national : Mutanda Mining (MUMI) et Kamoto Copper Company (KCC), des sites clés dans la production de métaux critiques, aujourd’hui essentiels à la transition énergétique mondiale et au développement des technologies vertes.
D’après des informations publiées par Mines.cd, un protocole d’accord aurait déjà été signé avec Orion Critical Mineral Consortium, une structure regroupant Orion Resource Partners et des intérêts soutenus par le gouvernement des États-Unis. La transaction envisagée valoriserait l’ensemble des actifs concernés à environ 9 milliards de dollars américains, soulignant l’importance stratégique du secteur minier congolais sur l’échiquier international.
Au-delà de son impact financier, cette cession potentielle s’inscrit dans un contexte géopolitique sensible, marqué par la volonté croissante des grandes puissances de sécuriser l’accès aux minerais critiques, en particulier le cobalt, dont la RDC demeure le premier producteur mondial.
Si elle venait à se concrétiser, cette opération pourrait redéfinir les équilibres des partenariats miniers en RDC, tout en relançant le débat sur les retombées économiques locales, la gouvernance du secteur extractif et la souveraineté nationale sur les ressources naturelles.
Dan Banze Lwaba
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