Le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a appelé à la reconnaissance des familles des anciens présidents Juvénal Habyarimana et Cyprien Ntaryamira comme victimes de l’attentat qui a coûté leur vie le 6 avril 1994, événement qui a précipité le génocide rwandais.
Selon Patrick Muyaya, « justice doit également être rendue à ces familles, qui ont subi l’une des conséquences les plus dramatiques de l’acte criminel ayant précédé le génocide ». Il a tenu à distinguer le rôle de Jean-Luc Habyarimana, soulignant qu’il « n’est pas un chef de guerre », en opposition aux Congolais qualifiés de « kagamisés », que Kigali soutiendrait activement et sans retenue dans des activités visant à déstabiliser la République démocratique du Congo.
Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, où la RDC dénonce depuis plusieurs années l’ingérence rwandaise et l’appui présumé à des groupes armés opérant dans l’Est congolais. Le gouvernement congolais semble ainsi vouloir rappeler que la mémoire des victimes du génocide rwandais doit être globale, incluant toutes les familles touchées par la tragédie, et non instrumentalisée à des fins politiques.
Moïse KASHALA
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