L’archevêque de Kinshasa, Fridolin Ambongo, a exprimé ce lundi une vive inquiétude face au projet de révision de la Constitution de 2006, initiative portée par le pouvoir en place.
Selon lui, la République démocratique du Congo fait face à des défis plus urgents, tels que la sécurité, la pauvreté et le développement des infrastructures, qui devraient primer sur les débats constitutionnels.
« Le pays a des priorités concrètes qui nécessitent toute notre attention », a déclaré Mgr Ambongo, avertissant que la révision de la Constitution pourrait provoquer une réaction populaire.
Il a rappelé le climat de tensions sociales observé lors des discussions autour d’un éventuel troisième mandat de Joseph Kabila, qui avait alors suscité une forte mobilisation citoyenne et des manifestations à travers le pays.
L’archevêque appelle ainsi les autorités à écouter la population et à se concentrer sur des réformes concrètes plutôt que de se lancer dans des modifications constitutionnelles qui risqueraient d’aggraver les divisions politiques. Pour lui, un dialogue national inclusif reste la meilleure voie pour garantir la stabilité et la paix sociale en RDC.
Moïse KASHALA
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