Ernestine Nyoka Kayiba, ancienne Vice-Première ministre en charge du Budget et membre de la Coalition de la Gauche congolaise, a lancé un appel appuyé en faveur de l’organisation d’un dialogue national inclusif en République démocratique du Congo, estimant qu’il s’agit d’une démarche indispensable pour répondre à la crise politique et institutionnelle actuelle.
Selon elle, le recours au dialogue ne doit pas être perçu comme un signe de faiblesse politique, mais plutôt comme une nécessité historique visant à préserver la stabilité du pays et à restaurer la confiance entre les différentes composantes de la nation.
Dans son analyse, elle souligne que la fragilisation des institutions, combinée aux difficultés socio-économiques persistantes, contribue à accentuer la souffrance de la population. Pour elle, dans un tel contexte, le silence des acteurs politiques peut être interprété comme une forme de complicité face à la détérioration de la situation nationale.
Elle appelle ainsi à une prise de conscience collective afin d’éviter l’enlisement de la République dans une crise prolongée.
Ernestine Nyoka Kayiba insiste sur le fait que le Congo ne pourra se reconstruire ni dans la division ni dans la recherche d’intérêts personnels. Elle plaide pour une vision fondée sur : l’unité nationale, la justice sociale, le respect strict de la Constitution, et la primauté de l’intérêt général.
Elle estime qu’une gouvernance responsable et patriotique demeure la seule voie capable de redonner espoir à une jeunesse confrontée à de nombreux défis.
L’ancienne ministre déplore également une gouvernance qu’elle juge parfois marquée par l’improvisation et le manque de cohérence. Elle appelle à mettre fin aux promesses politiques sans lendemain et à privilégier une gestion axée sur la transparence, la vérité et la responsabilité.
Selon elle, la démocratie ne doit pas se limiter à un discours électoral, mais se traduire par des actes concrets en faveur du bien-être de la population.
Elle considère par ailleurs que les différentes expressions de mécontentement au sein de la population traduisent un réveil citoyen légitime, nourri par les injustices sociales, l’insécurité et les crises répétitives.
Ce réveil, selon elle, doit être accompagné par des réformes profondes et une volonté politique réelle de changement.
Ernestine Nyoka Kayiba conclut en affirmant que l’avenir de la République démocratique du Congo dépendra de la capacité de ses dirigeants à privilégier l’intérêt national au-dessus des ambitions personnelles.
Elle appelle ainsi à un Congo nouveau, fondé sur le courage politique, le dialogue sincère et une gouvernance réellement inclusive.
Rédaction
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