Dans une déclaration parvenue à Africamonde, le parti politique Ensemble pour la République a exprimé son rejet catégorique de l’initiative de dialogue proposée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, qu’il qualifie de « simulacre de dialogue », tout en réaffirmant son attachement à un dialogue national véritablement inclusif, sincère et apaisé en République démocratique du Congo.
Dans cette déclaration datée du 02 février 2026, Ensemble pour la République rappelle que depuis le lancement, le 15 janvier 2025, de l’initiative conjointe de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) en faveur d’un Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble, le dialogue national s’impose comme une nécessité vitale pour restaurer l’unité nationale, mettre fin aux crises multidimensionnelles et rétablir durablement la paix dans le pays.
Le parti insiste sur le fait qu’un dialogue national ne peut être crédible que s’il se tient sous une médiation morale et neutre, telle que celle proposée par la CENCO et l’ECC. Il estime que toute démarche excluant des acteurs majeurs de la vie nationale est condamnée à l’échec et ne saurait produire des résultats durables.
Ensemble pour la République souligne qu’un véritable dialogue ne doit en aucun cas être une concession du pouvoir, ni une rencontre de convenance entre alliés politiques. Il doit plutôt permettre d’aborder avec responsabilité et courage les causes profondes des crises politique, sécuritaire, sociale et morale qui affectent la RDC.
Tout en rejetant l’initiative présidentielle actuelle, le parti énumère une série de conditions préalables à l’ouverture d’un dialogue national crédible. Il exige notamment :
- la levée de toutes les condamnations à caractère politique ;
- la libération immédiate des prisonniers politiques et d’opinion ;
- l’arrêt des poursuites judiciaires instrumentalisées à des fins politiques ;
- la levée des restrictions arbitraires à la délivrance des passeports et à la liberté de circulation des opposants ;
- la cessation de toute répression visant à intimider ou réduire au silence les voix dissidentes.
Selon le parti, ces mesures ne constituent ni des concessions ni des faiblesses, mais représentent le socle minimal de confiance sans lequel aucun dialogue ne peut être sincère.
La déclaration dénonce également ce qu’elle qualifie de contradictions flagrantes du Chef de l’État, notamment son refus d’engager un dialogue politique avec l’opposition congolaise en dehors de Kinshasa, tout en menant des négociations avec l’AFC/M23 à Doha, hors du territoire national.
Ensemble pour la République rappelle par ailleurs que la Constitution est sans équivoque : le Président Félix Tshisekedi est actuellement dans son second et dernier mandat, qui prend fin en 2028. Toute tentative de glissement du calendrier électoral, de modification constitutionnelle ou de préparation d’un troisième mandat est rejetée et serait, selon le parti, vouée à l’échec.
Enfin, Ensemble pour la République renouvelle son soutien aux efforts du Président angolais João Lourenço, ainsi qu’à l’engagement de l’Union africaine, sous la médiation du Président togolais Faure Gnassingbé, en faveur d’une solution politique africaine durable aux crises qui endeuillent la région des Grands Lacs.
Rédaction
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