Depuis son lieu de détention, Constant Mutamba a pris la plume pour interpeller la conscience nationale, dans un contexte marqué par le débat autour de la révision ou du changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans cette tribune, l’acteur politique souligne que certaines périodes de l’histoire imposent aux citoyens de s’exprimer, non pas par la force, mais par la parole. Il estime que le débat actuel, désormais bien ancré dans la vie nationale, expose le pays à deux dérives majeures : le rejet systématique, qui freine toute évolution, et l’adhésion aveugle, qui affaiblit la vigilance démocratique.
Se démarquant de ces deux extrêmes, Constant Mutamba affirme ne s’inscrire ni dans une opposition de destruction, ni dans un soutien sans exigence. Il revendique plutôt un engagement lucide et responsable en faveur de la République.
Reconnaissant qu’aucune Constitution n’est parfaite ni immuable, il rappelle qu’une nation vivante doit pouvoir interroger ses textes fondamentaux. Toutefois, insiste-t-il, une question essentielle doit orienter toute réforme : à qui profite-t-elle réellement ?
Selon lui, une révision constitutionnelle n’est légitime que si elle répond aux aspirations et aux intérêts du peuple. À l’inverse, si elle sert des intérêts partisans, elle doit être rejetée sans ambiguïté.
Plaidant pour un débat ouvert, apaisé et inclusif, il appelle également à une vigilance accrue quant aux motivations, à la méthode et aux finalités de toute initiative de réforme.
En conclusion, Constant Mutamba met en garde contre toute modification susceptible de fragiliser les fondements de la démocratie. Il rappelle que les priorités actuelles restent la sécurité des populations, l’accès équitable à la justice et l’amélioration des conditions de vie des Congolais.
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