Tout discours ou acte de haine, d’humiliation ou de discrimination, qu’il vise une ethnie ou un genre, doit être vigoureusement condamné, surtout lorsqu’il émane d’une autorité publique. Le Prix Nobel de la Paix, Denis Mukwege, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences néfastes de ces paroles : « Les discours toxiques fragilisent non seulement la cohésion nationale, mais compromettent aussi la paix dans toute la région des Grands Lacs », rappelle-t-il.
En République démocratique du Congo, la population subit encore les séquelles de l’agression rwandaise et de ses alliés, se traduisant par des injustices et humiliations répétées. Denis Mukwege insiste sur la nécessité de promouvoir le dialogue et la tolérance afin d’éviter que la haine ethnique ou la discrimination de genre ne viennent diviser davantage la société.
L’impunité dont jouissent certains dignitaires favorise la répétition de ces actes et paroles haineuses, mettant en danger la stabilité nationale et régionale. Selon Denis Mukwege, chaque citoyen, leader et institution doit se mobiliser pour défendre l’unité, la solidarité et la paix durable dans la région.
Moïse Kashala
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