Une vive tension a marqué les échanges entre l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba et des agents judiciaires venus lui notifier sa citation comme renseignant dans le procès lié au dossier FRIVAO.
Selon les déclarations rapportées à l’audience, un greffier accompagné d’un officier supérieur s’est présenté devant la chambre de Constant Mutamba pour lui transmettre l’information. Après avoir frappé à la porte, l’ancien ministre aurait réagi avec irritation :
« Colonel, tu commences à me suivre jusqu’aux toilettes ? »
Le greffier et l’officier auraient alors répondu qu’étant venus de l’extérieur, ils ignoraient qu’il se trouvait aux toilettes.
À sa sortie, Constant Mutamba aurait dénoncé ce qu’il considère comme une pression contre sa personne, affirmant craindre pour sa sécurité :
« Je trouve que vous voulez ma mort. J’ai combattu Naanga, j’ai combattu Kabila. Ces gens ont des gangs qui peuvent me tuer et tu emmènes le greffier jusque devant la porte de ma chambre ? »
L’ancien ministre a également déclaré détenir des informations sensibles sur le pays :
« J’ai été ministre, je connais beaucoup de secrets de ce pays que je peux déballer. »
Au cours des débats, le procureur a contesté l’état de santé avancé par la défense de Mutamba, affirmant que celui-ci ne présentait aucun signe apparent de maladie.
« Voilà la personne que le médecin présente comme souffrant du cœur », a-t-il déclaré.
Le magistrat a enfin dénoncé l’attitude de l’ancien ministre envers l’officier supérieur présent sur place :
« Quand un civil, ancien ministre, ne respecte pas un officier supérieur, c’est grave. Nous en tiendrons compte dans l’évolution du dossier pour le charger utilement. »
Rédaction
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