Le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), Christian Bosembe, a appelé les acteurs politiques, les responsables religieux, les médias et les journalistes à faire preuve de retenue et de responsabilité dans le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo.
Dans une déclaration rendue publique, Christian Bosembe a insisté sur la nécessité de préserver l’unité nationale dans un contexte que le pays traverse comme étant particulièrement sensible. Selon lui, plusieurs avancées diplomatiques importantes ont été enregistrées ces derniers mois, notamment la reconnaissance, sur la scène internationale, de la responsabilité du Rwanda dans l’agression dont la RDC affirme être victime.
Le président du CSAC souligne également que ces progrès, obtenus notamment grâce à l’implication du chef de l’État Félix Tshisekedi, exigent cohésion, lucidité et sens de responsabilité de la part de tous les Congolais.
Christian Bosembe estime par ailleurs que la question constitutionnelle ne doit pas être utilisée pour diviser la nation en camps opposés. Il rappelle que la Constitution constitue un pacte républicain qui organise la vie de la Nation et que toute éventuelle révision ou modification relève, en dernier ressort, de la souveraineté du peuple.
« Il appartient au souverain primaire, au constituant originaire, d’avoir le dernier mot sur toute éventuelle révision de la Constitution ou de son changement », a-t-il affirmé, estimant qu’aucun acteur ne peut interdire au peuple de réfléchir à son avenir.
Le président du CSAC a également dénoncé les menaces, les intimidations et les manipulations visant ceux qui jugent légitime d’ouvrir une réflexion sur la Constitution, les qualifiant de pratiques contraires à l’esprit démocratique.
Enfin, Christian Bosembe a plaidé pour un débat républicain, apaisé et respectueux des institutions, soulignant que dans une démocratie, toutes les questions peuvent être discutées tant que cela se fait dans le respect des lois et du pluralisme des opinions.
Moïse KASHALA
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