Le processus de nettoyage et de réorganisation au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) se poursuit, dans un contexte marqué par une volonté affirmée des autorités de restaurer la discipline, l’ordre et la redevabilité au sein de l’institution militaire.
Selon des sources proches du dossier, quatre officiers supérieurs, jusque-là détenus au Centre national de coordination (CNC), ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Il s’agit des généraux Christian Ndaywel, Franck Ntumba, Kamukinde Chinyabuguma, ainsi que du colonel Jules Boele Bagalome.
Ces officiers sont impliqués dans des procédures disciplinaires et judiciaires en cours, dont les contours exacts n’ont pas encore été officiellement détaillés par les autorités militaires. Toutefois, ce transfert vers une structure carcérale militaire traduit une évolution significative des enquêtes, laissant entrevoir une possible phase judiciaire plus avancée.
D’après les mêmes sources, le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC, demeurerait pour l’instant au CNC, contrairement aux autres officiers concernés par ces mesures.
Ce développement intervient dans un climat de tensions internes au sein de l’armée congolaise, alors que le pays fait face à de défis sécuritaires majeurs, notamment dans l’Est de la RDC. Les autorités entendent ainsi resserrer l’encadrement militaire, lutter contre les dysfonctionnements internes et renforcer la crédibilité des FARDC auprès de la population et des partenaires internationaux.
Si aucun communiqué officiel n’a encore été rendu public, ces décisions sont perçues comme un signal fort de fermeté, illustrant la détermination du haut commandement et du pouvoir politique à rompre avec l’impunité et à instaurer une armée plus professionnelle et responsable.
Rédaction
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire