Dans une réaction ferme, l’ancien gouverneur du Lualaba, Richard Muyej, s’est exprimé sur l’arrestation de Raphaël Mututa, président de la cellule de coordination des notables katangais, ainsi que de Yannick Kyungu et d’autres membres de cette structure.
Selon lui, cette situation soulève de sérieuses préoccupations quant au respect des libertés fondamentales en République démocratique du Congo, notamment la liberté de réunion et d’association, garanties par la Constitution.
Richard Muyej estime qu’une application sélective de la loi met en danger les principes républicains et s’inquiète d’un climat de restriction des libertés dans l’espace katangais. Il s’interroge sur le droit des citoyens de cette région à réfléchir et débattre des problématiques sociales, à l’instar des autres provinces du pays.
Il qualifie l’arrestation des personnes concernées, ainsi que leur transfert vers Kinshasa, de mesure « brutale » et « arbitraire », estimant qu’elle ne reposerait sur aucune logique judiciaire claire.
Pour lui, cette démarche risquerait d’aggraver les tensions et de fragiliser davantage la cohésion nationale. Il dénonce enfin une « dérive » qu’il juge dangereuse, susceptible d’alimenter la psychose dans l’espace katangais.
Moïse KASHALA
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