L’analyste politique et cadre du parti Ensemble pour la République, Dieudonné KALOMBO, s’est opposé à l’idée d’une révision ou d’un changement de la Constitution en République démocratique du Congo, estimant que cette initiative intervient à un moment inapproprié au regard des nombreuses crises que traverse le pays.
Selon lui, les priorités nationales devraient être orientées vers la sécurité de la population et la résolution des conflits armés, notamment dans l’Est du pays. Il rappelle que la RDC fait face à une situation sécuritaire préoccupante, marquée par la guerre persistante dans les provinces orientales et par la recrudescence de l’insécurité dans plusieurs grandes villes, dont Lubumbashi et Kinshasa.
« À un certain niveau de responsabilité de l’État, les dirigeants doivent se dépasser et cesser d’agir par émotion ou par calcul politique. Aujourd’hui, la population vit plusieurs crises à la fois, notamment une crise sécuritaire grave. Dans ces conditions, parler de révision ou de changement de la Constitution nous paraît inopportun », a-t-il déclaré.
Au cours de son intervention, Dieudonné KALOMBO a également évoqué la montée de l’insécurité dans différentes villes du pays, estimant que l’État devrait d’abord garantir la protection des citoyens avant d’ouvrir un débat institutionnel sur la Constitution.
Il a par ailleurs présenté ses condoléances à une famille de Kinshasa ayant récemment perdu un enfant de trois ans, victime d’une balle perdue, un drame qui, selon lui, illustre la gravité de la situation sécuritaire.
Le cadre d’Ensemble pour la République a rappelé que la Constitution congolaise prévoit déjà des mécanismes de révision et contient également des dispositions dites « verrouillées » qui ne peuvent être modifiées.
« Si la majorité au pouvoir estime qu’une révision est nécessaire, elle doit expliquer clairement quels articles posent problème. Quels articles empêchent aujourd’hui de sécuriser la population ou de mettre fin à la guerre dans l’Est ? », s’est-il interrogé.
Pour l’analyste politique, il n’existe actuellement aucune urgence constitutionnelle en RDC. Selon lui, la priorité absolue devrait être la fin de la guerre dans l’Est et l’amélioration de la sécurité des citoyens.
« L’urgence aujourd’hui, ce n’est pas de changer la Constitution. L’urgence, c’est de sécuriser les Congolais et de mettre fin aux conflits qui déstabilisent plusieurs régions du pays », a-t-il conclu.
Moïse KASHALA
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