L’audience du procès relatif au présumé détournement des fonds du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en République démocratique du Congo (FRIVAO) n’a pas pu se tenir ce mardi 5 mai, en raison de l’absence de l’un des principaux accusés.
L’ancien ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba, attendu devant la chambre, ne s’est pas présenté. Ses avocats ont évoqué des raisons de santé pour justifier cette absence. Face à cette situation, le président de la chambre a décidé de renvoyer l’affaire au 19 mai prochain.
Ce procès, particulièrement suivi, porte sur la gestion des fonds versés par l’Ouganda à la RDC dans le cadre de l’exécution de l’arrêt de la Cour internationale de justice, destinés à indemniser les victimes des conflits dans l’Est du pays. Toute suspicion de détournement autour de ces ressources sensibles suscite une forte attention de l’opinion publique et des parties prenantes.
Sur le plan judiciaire, une absence pour motif médical constitue un incident d’audience fréquent. Elle peut entraîner un renvoi de la cause, sauf vérification du caractère réel du motif invoqué, notamment à travers un certificat médical ou une expertise ordonnée par la Cour. À défaut de justification jugée suffisante, des mesures plus contraignantes pourraient être envisagées lors des prochaines audiences.
Ce report relance le débat sur la lenteur des procédures dans les dossiers à forte charge symbolique, alors que les victimes et les observateurs attendent des réponses claires sur la gestion des fonds de réparation.
La suite de l’audience du 19 mai sera déterminante pour la poursuite du procès et pour l’appréciation de la régularité des justificatifs médicaux avancés par la défense.
Thérèse Nkwo
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