La Prison centrale de Makala traverse une crise sanitaire préoccupante après l’apparition d’une épidémie de choléra ayant déjà causé cinq décès depuis le 12 février 2026.
D’après les données confirmées par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), 13 cas positifs ont été enregistrés, tandis que 15 nouveaux cas suspects restent sous surveillance. Cette situation a conduit les autorités judiciaires à prendre des mesures immédiates afin de contenir la propagation de la maladie au sein de l’établissement pénitentiaire.
Dans une circulaire officielle, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a annoncé une série de mesures urgentes visant à protéger les détenus et le personnel pénitentiaire.
Parmi les décisions prises figurent :
L’interdiction temporaire de toute nouvelle admission à la prison ; la limitation stricte des visites ; le renforcement immédiat des dispositifs sanitaires et des mesures d’hygiène.
La riposte est coordonnée avec le Ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, qui assurera un suivi quotidien de l’évolution de la situation jusqu’à la maîtrise complète de l’épidémie.
Au-delà de l’urgence sanitaire, cette décision traduit un positionnement politique clair : la détention ne saurait priver un individu de son droit fondamental à la vie et à la dignité.
Dans un contexte où les conditions carcérales en Afrique sont souvent pointées du doigt pour leur surpopulation et leur insalubrité, la suspension des admissions à Makala marque une volonté de placer la protection des vies humaines au-dessus des impératifs administratifs.
La gestion de cette crise pourrait ainsi constituer un tournant dans l’approche pénitentiaire en République démocratique du Congo, en affirmant qu’une justice crédible est aussi une justice humaine.
MOÏSE KASHALA
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