Le Parlement de Ouganda a adopté une nouvelle loi visant à renforcer la protection de la souveraineté nationale, dans un contexte de méfiance accrue vis-à-vis des influences extérieures. Portée par l’adage « Ne jamais trahir l’Ouganda », cette législation introduit des mesures strictes contre toute forme de collaboration jugée contraire aux intérêts du pays.
Désormais, toute personne ou organisation agissant pour le compte ou dans l’intérêt d’une entité étrangère peut être qualifiée d’« agent d’un étranger ». Les contrevenants s’exposent à de lourdes sanctions, pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison.
La loi impose également un contrôle rigoureux des financements extérieurs. Toute réception de fonds dépassant 100 000 dollars devra obtenir une autorisation préalable du gouvernement, une disposition destinée, selon les autorités, à prévenir toute tentative d’ingérence ou de corruption politique.
Par ailleurs, les institutions bancaires sont tenues de renforcer leur transparence en signalant mensuellement les transferts financiers liés à des individus ou structures considérés comme agents étrangers.
À travers cette réforme, les autorités ougandaises affirment leur volonté de préserver l’indépendance politique et économique du pays, tout en encadrant plus strictement les relations avec les partenaires internationaux.
Moïse KASHALA
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