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Ouganda : mystère autour des migrants expulsés des États-Unis, les avocats dénoncent une totale opacité

L’arrivée en Ouganda de migrants expulsés des États-Unis suscite une vive controverse et de nombreuses interrogations au sein de la société civile. L’Ordre des avocats ougandais, à travers la Uganda Law Society, dénonce un manque flagrant de transparence dans la gestion de cette opératio...

L’arrivée en Ouganda de migrants expulsés des États-Unis suscite une vive controverse et de nombreuses interrogations au sein de la société civile. L’Ordre des avocats ougandais, à travers la Uganda Law Society, dénonce un manque flagrant de transparence dans la gestion de cette opération jugée opaque.

Dans une interview accordée à Radio France Internationale (RFI), Anthony Asiimwe, vice-président de l’organisation, s’est dit profondément préoccupé par la situation.

« Nous sommes inquiets. Tout ce que nous savons, c’est que ces personnes sont arrivées dans la matinée. Mais jusqu’à présent, nous ignorons ce qu’elles vont devenir, où elles ont été emmenées et sous la responsabilité de qui elles se trouvent », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette opération aurait été menée dans le plus grand secret, sans consultation préalable des institutions compétentes, y compris les services d’immigration. Une situation qu’il juge inacceptable au regard des principes de gouvernance et de respect des droits humains.

L’Ordre des avocats estime qu’un tel accord, engageant l’État ougandais, aurait dû être soumis au Parlement afin de garantir transparence et redevabilité. À ce stade, plusieurs zones d’ombre persistent : le nombre exact de migrants concernés, leur identité, leur destination finale, ainsi que leur statut juridique dans le pays.

« Sont-ils des réfugiés ? Ont-ils obtenu l’asile ? Nous n’en savons rien », s’interroge Anthony Asiimwe, qui rappelle que ces personnes doivent être traitées avec dignité. « Il s’agit d’êtres humains, pas d’animaux ni de marchandises », a-t-il insisté.

Face à cette situation, la Uganda Law Society envisage de contester la légalité de cet accord, estimant qu’il pourrait violer les procédures nationales ainsi que les engagements internationaux de l’Ouganda en matière de droits humains.

Pascal NDUYIRI 

LA REDACTION

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