Le président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, a déclaré que son pays avait rejeté des propositions des États‑Unis et du Royaume‑Uni visant à établir des bases militaires sur le territoire ougandais.
S’exprimant récemment à Kampala, le chef de l’État ougandais a expliqué que son gouvernement avait choisi de préserver son autonomie stratégique, estimant que l’armée nationale dispose des capacités nécessaires pour assurer la sécurité et la défense du pays sans présence militaire étrangère permanente.
« Nous avons refusé ces propositions parce que nous pensons que l’Ouganda est capable de se défendre lui-même », a déclaré le président Museveni, insistant sur la nécessité pour les pays africains de renforcer leurs propres institutions sécuritaires.
Le dirigeant ougandais a également établi un lien entre l’instabilité observée dans certains États africains et la forte présence d’acteurs étrangers dans leurs dispositifs sécuritaires. Il a notamment cité les situations du Niger, du Burkina Faso, du Mali et de la République centrafricaine.
Selon lui, une implication excessive de puissances étrangères dans les affaires militaires de certains pays africains peut contribuer à fragiliser la souveraineté nationale et à complexifier la gestion des crises sécuritaires.
Cette prise de position intervient dans un contexte africain marqué par une remise en question croissante de la présence militaire occidentale sur le continent. Plusieurs pays du Sahel ont récemment exigé le retrait ou la réduction de forces étrangères, privilégiant des approches sécuritaires davantage axées sur la souveraineté nationale et les partenariats diversifiés.
Ainsi, la position affichée par Kampala s’inscrit dans un débat plus large sur l’équilibre entre coopération internationale en matière de sécurité et affirmation de l’indépendance stratégique des États africains.
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