Le Burundi a officiellement présenté, lundi 2 mars, la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations Unies. L’ancien président du Sénégal ambitionne ainsi de succéder à António Guterres, dont le mandat arrive à échéance le 31 décembre prochain.
Le nouveau Secrétaire général de l’ONU doit entrer en fonction le 1er janvier 2027, à l’issue d’un processus de désignation piloté par le Conseil de sécurité, puis validé par l’Assemblée générale des Organisation des Nations unies.
La désignation de Macky Sall par le Burundi intervient dans un contexte où l’Afrique revendique un rôle accru au sein des instances internationales. Plusieurs diplomates estiment que le principe de rotation géographique pourrait favoriser un candidat issu du continent africain, qui n’a pas occupé ce poste depuis l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1992-1996).
Fort de son expérience à la tête du Sénégal (2012-2024) et de son implication dans les dossiers régionaux ouest-africains, Macky Sall met en avant : son engagement en faveur de la stabilité institutionnelle, son expérience dans la gestion des crises sécuritaires, et son plaidoyer pour une réforme de la gouvernance mondiale.
L’ancien chef d’État sénégalais rejoint une liste provisoire de candidats comprenant :
Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ; Rafael Grossi, actuel directeur général de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Ces candidatures ouvrent une phase de consultations diplomatiques intenses, notamment au sein des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni), dont le droit de veto sera déterminant.
Le choix du Secrétaire général repose sur un équilibre délicat entre : considérations géopolitiques, équilibres régionaux, et capacité du candidat à rassembler les grandes puissances.
Alors que le monde est confronté à des crises multiples (conflits armés, changement climatique, tensions géopolitiques), le futur Secrétaire général devra incarner une diplomatie capable de restaurer la confiance dans le multilatéralisme.
La candidature de Macky Sall marque ainsi une nouvelle étape dans la course à la direction de l’ONU, où l’Afrique entend faire valoir sa voix.
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire