La ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a de nouveau été frappée par une tragédie sécuritaire. Au moins six membres de la communauté autochtone pygmée ont été tués dans une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) au cours de la nuit de samedi à dimanche, selon plusieurs sources locales.
L'attaque s'est produite dans le quartier Ngadi, où sont installées plusieurs familles pygmées déplacées ayant fui les violences dans les zones rurales environnantes. Les assaillants auraient fait irruption sur le site avant de s'en prendre aux habitants, causant la mort de six civils.
Parmi les victimes figure Nzanzu Mangetse, artiste pygmée de renom dans la région. Connu pour son engagement en faveur de la promotion de la culture autochtone et de la valorisation du patrimoine des peuples pygmées, il était considéré comme l'une des voix les plus influentes de sa communauté.
L'annonce de sa mort a suscité une vive émotion à Beni et au-delà. Plusieurs acteurs de la société civile et membres de la communauté autochtone ont dénoncé un nouvel acte de barbarie contre des populations déjà vulnérables et durement affectées par des années d'insécurité.
Cette attaque relance le débat sur la protection des civils dans la région de Beni, théâtre récurrent d'exactions attribuées aux ADF. Les habitants appellent les autorités compétentes et les forces de sécurité à renforcer les dispositifs de protection afin d'éviter de nouveaux drames.
Au moment de la rédaction de cet article, aucune communication officielle n'avait encore été faite sur les circonstances exactes de cette attaque ni sur d'éventuelles opérations de poursuite des assaillants.
Rédaction
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