Dans la province du Nord-Kivu, la question des prix du café et du cacao revient au centre des préoccupations. À Beni, des échanges ont récemment eu lieu entre les élus locaux et l’ONAPAC (Office national des produits agricoles du Congo), notamment à Kasindi, point stratégique à la frontière entre la RDC et l’Ouganda.
Depuis près de six mois, les prix du café et du cacao connaissent une instabilité marquée par une baisse significative. Cette situation affecte directement les revenus des producteurs et fragilise l’économie locale, largement dépendante de ces cultures de rente.
Au cours des discussions, les élus de Beni et les responsables de l’ONAPAC ont abordé les mécanismes susceptibles de stabiliser les prix et d’améliorer les conditions de commercialisation. Parmi les priorités évoquées figurent la lutte contre les tracasseries administratives et la fraude, particulièrement à la frontière de Kasindi, un axe clé pour l’exportation vers les marchés régionaux.
S’exprimant ce mercredi 25 mars 2026, les responsables de l’ONAPAC ont salué les engagements pris par les élus, tout en appelant à leur mise en œuvre effective.
« Des engagements concrets ont été pris pour renforcer la transparence et améliorer les conditions de vie des producteurs », a déclaré l’un des responsables de cette structure en charge de l’achat et de la commercialisation des produits agricoles.
Cette dynamique de réforme, axée sur une meilleure organisation de la filière café-cacao, ravive l’espoir des agriculteurs de la région de Beni, qui attendent des mesures concrètes pour relancer leur activité et garantir des revenus plus stables.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants dans le Nord-Kivu, la relance de cette filière stratégique apparaît comme un levier essentiel pour le développement local.
Matita Faustin
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