Le territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, a de nouveau été endeuillé par des attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), ayant coûté la vie à au moins neuf civils en une seule journée.
Selon des sources locales concordantes, la première attaque s’est produite mardi matin à Byambwe, sur l’axe Bbo–Mangurejipa. Des hommes armés identifiés comme des combattants ADF ont pris pour cible des habitants, faisant quatre morts parmi les civils. Les assaillants ont ensuite quitté la zone, semant la panique au sein de la population.
Quelques heures plus tard, vers 17h30, une seconde attaque bien plus violente a frappé le village de Mausa, dans le groupement Mwenye. Des témoins rapportent que les assaillants ont investi le village, tuant au moins cinq personnes, incendiant plusieurs habitations et enlevant des civils, dont le nombre exact reste à déterminer.
Le bilan cumulé provisoire de ces deux attaques fait état de neuf civils tués, de plusieurs personnes portées disparues et d’importants dégâts matériels, notamment des maisons réduites en cendres. Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les personnes enlevées.
Ces nouvelles violences ravivent la peur dans cette partie du Nord-Kivu, régulièrement ciblée par les ADF malgré la présence des forces de sécurité et des opérations militaires en cours. Des habitants de Mausa et des villages environnants ont commencé à se déplacer vers des zones jugées plus sûres.
Les acteurs de la société civile locale appellent les autorités à renforcer urgemment les dispositifs de sécurité, à protéger les civils et à traquer les groupes armés responsables de ces massacres récurrents.
Pour l’instant, aucune communication officielle des autorités militaires n’a encore été faite concernant ces attaques, alors que la population attend des mesures concrètes pour prévenir de nouvelles violences.
Rédaction
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