Dans la commune d’Oicha, chef-lieu du territoire de Beni, au Nord-Kivu, la multiplication des maisons de tolérance, communément appelées « QG », suscite une vive inquiétude au sein des autorités locales.
Selon des informations rendues publiques par le bourgmestre adjoint, au moins 125 de ces établissements sont actuellement opérationnels dans cette entité. Une situation jugée préoccupante, dans un contexte sécuritaire déjà fragile.
D’après l’autorité communale, ces lieux — désormais désignés comme « espaces » — seraient, pour certains, utilisés comme points de repli par des individus impliqués dans des activités criminelles. Cette réalité contribuerait à alimenter le banditisme urbain, notamment les cambriolages visant des commerces et des points de services de mobile money, de plus en plus ciblés ces dernières semaines.
Face à cette situation, les autorités locales appellent les gestionnaires de ces établissements à renforcer les mécanismes de contrôle des clients fréquentant leurs structures. Elles invitent également la population à redoubler de vigilance et à s’impliquer activement dans la surveillance communautaire afin de faciliter l’identification et le démantèlement des réseaux criminels.
Cette alerte intervient alors que la région de Beni continue de faire face à de multiples défis sécuritaires, nécessitant une mobilisation accrue de tous les acteurs pour garantir la protection des civils et la stabilité de la zone.
Moïse KASHALA
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