À Beni, dans la province du Nord-Kivu, la tension persiste dans le secteur éducatif. Les enseignants des écoles conventionnées catholiques, réunis au sein du Syndicat national des enseignants des écoles catholiques (SYNECAT), ont décidé de durcir leur mouvement de grève sèche, en dépit des appels à la reprise des cours lancés par les responsables éducatifs de la région.
Réunis ce samedi 18 avril pour évaluer l’évolution de la situation, ces professionnels de l’éducation ont réaffirmé leur position : aucune reprise des activités scolaires ne sera envisagée tant que leurs collègues, actuellement détenus à la prison centrale de Beni-Kangbayi, ne seront pas libérés.
Pour le SYNECAT, cette exigence constitue désormais un préalable non négociable. Le syndicat entend ainsi maintenir la pression sur les autorités compétentes afin d’obtenir satisfaction.
Dans ce contexte d’impasse, les enseignants appellent les parents à garder leurs enfants à la maison jusqu’à nouvel ordre, une mesure qui prolonge la paralysie des activités scolaires dans plusieurs établissements de la ville.
Moïse KASHALA
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