Lors du procès de l’ancien commandant militaire Philémon Yav, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba, ancien gouverneur militaire du Nord-Kivu, a déclaré mardi qu’il n’avait jamais été favorable à l’instauration d’un commandement distinct pour les opérations militaires dans la province. À l’époque, il se concentrait exclusivement sur la gestion des affaires politiques et administratives.
Cette révélation s’inscrit dans le contexte de l’état de siège dans la province, instauré en mai 2021. Nommé gouverneur militaire à ce moment, le général Ndima avait vu ses prérogatives opérationnelles temporairement suspendues en juillet 2022 par l’état-major des FARDC. Selon un télégramme officiel, il devait se limiter aux volets politico-administratifs, tandis que le commandement des opérations était confié successivement aux généraux Philémon Yav Irung puis Marcel Mbangu Mashita.
La précision du général Ndima éclaire les débats actuels sur la répartition des responsabilités au sommet de l’armée et les tensions entre la gouvernance civile et le commandement militaire. Elle intervient alors que le procès de Philémon Yav examine le rôle et les décisions des officiers supérieurs dans la conduite des opérations militaires au Nord-Kivu, une zone encore marquée par l’insécurité et les conflits armés.
Rédaction
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