Dans un rapport publié ce mercredi 10 juin, l’organisation internationale de défense des droits humains Human Rights Watch accuse le Rwanda et la coalition rebelle AFC/M23 d’avoir commis de graves violations des droits humains dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu, au Nord-Kivu.
Selon le document, ces abus auraient été commis dans le contexte qui a suivi la prise de Goma en janvier 2025. L’ONG évoque notamment des cas de recrutements forcés massifs, des passages à tabac, des privations de nourriture et d’eau, ainsi que des exécutions sommaires, des actes qu’elle qualifie de possibles crimes de guerre.
Le rapport met également en cause plusieurs autres acteurs du conflit. Il pointe du doigt les responsabilités indirectes de certaines autorités à Kinshasa, accusées de soutenir des groupes armés impliqués dans de graves violations des droits humains dans l’Est du pays, notamment dans la région du Nord-Kivu.
Ces nouvelles accusations viennent alourdir un climat déjà extrêmement tendu dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les violences armées continuent de provoquer déplacements massifs et crises humanitaires répétées.
Rédaction
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire