Le gouverneur du Nord-Kivu se prépare à présider, ce jeudi 8 janvier, un conseil provincial de sécurité à la mairie de Butembo, suite à l’aggravation de l’insécurité dans cette ville et ses environs. Cette initiative intervient après une soirée tragique mercredi, marquée par deux morts par balle, dont un policier aguerri, illustrant l’ampleur de la menace qui plane sur les habitants et les forces de l’ordre.
Selon le Réseau pour les droits de l’homme (REDHO-Asbl), 92 cas de meurtres et d’assassinats ont été enregistrés en 2025 à Butembo et dans ses environs, un chiffre inquiétant qui reflète la persistance de la violence armée et l’inefficacité relative des mesures de sécurité actuelles. Les autorités locales et provinciales s’inquiètent notamment des violences ciblant les forces de sécurité, qui fragilisent davantage la stabilité de la ville.
La population vit dans un climat de peur constante, avec des commerces fermés plus tôt et une circulation réduite dans certaines zones jugées à risque. Les habitants appellent à une réaction rapide des autorités pour mettre fin aux tueries et protéger les citoyens, tandis que les forces de sécurité annoncent un renforcement de leurs patrouilles.
Ce conseil provincial de sécurité devrait réunir les responsables militaires, policiers et civils pour évaluer la situation, identifier les groupes responsables des violences et définir des mesures concrètes pour rétablir l’ordre. Les observateurs espèrent que cette rencontre permettra également de renforcer la coordination entre la police, l’armée et les autorités locales, afin d’améliorer la prévention et la répression des crimes dans la ville.
En attendant, les habitants de Butembo restent sur le qui-vive, redoutant que d’autres attaques viennent alourdir le bilan déjà lourd de l’année écoulée.
Rédaction
Commentaires 0
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à partager votre avis sur cet article !
Laisser un commentaire