Les autorités nigériennes ont vivement réagi à l’adoption par le Parlement européen d’une résolution appelant à la libération de l’ancien président Mohamed Bazoum, détenu depuis le coup d’État militaire de 2023.
Selon le gouvernement nigérien, cette résolution constitue une ingérence dans les affaires internes du pays. Dans ce contexte, la chargée d’affaires de l’Union européenne à Niamey, Nicoletta Avella, a été convoquée par les autorités militaires afin de recevoir une lettre officielle exprimant la protestation du pouvoir en place.
Les autorités nigériennes dénoncent notamment ce qu’elles qualifient d’« attitude paternaliste et condescendante » de la part de l’Union européenne, affirmant qu’elles n’accepteront « aucune directive, d’où qu’elle vienne ».
Adoptée le jeudi 12 mars 2026 par 524 voix, la résolution du Parlement européen, bien que non contraignante, condamne la détention de Mohamed Bazoum et appelle à sa libération. Le texte exprime également des préoccupations concernant la situation politique et les libertés publiques au Niger.
Depuis le renversement du président Bazoum lors du coup d’État militaire de juillet 2023, les relations entre le Niger et plusieurs partenaires occidentaux, dont l’Union européenne, demeurent particulièrement tendues.
Jean Konso
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