À Mwene-Ditu, la prison centrale se trouve dans un état de délabrement alarmant, mettant en danger la sécurité et la santé de ses détenus. Une inspection menée sur place ce vendredi 20 février par des journalistes locaux révèle des murs fissurés, des toitures endommagées et des installations sanitaires vétustes, signes d’un bâtiment abandonné depuis des décennies.
Érigée à l’époque coloniale, la prison n’a visiblement jamais bénéficié de rénovations majeures. L’humidité s’infiltre partout, aggravant l’usure des infrastructures et compliquant le quotidien d’une population carcérale déjà confrontée à la surpopulation et au manque de ressources.
Pour des observateurs, cette situation contraste fortement avec certaines prisons d’autres provinces de la République démocratique du Congo, où des efforts de modernisation ont été entrepris. À Mwene-Ditu, aucun programme de réhabilitation n’est perceptible, laissant les détenus dans des conditions de vie précaires.
Des voix s’élèvent pour alerter les autorités nationales et provinciales et réclamer une intervention urgente : réhabiliter ou reconstruire l’établissement selon les normes minimales de droits humains et de sécurité. Pour beaucoup, il ne s’agit pas seulement de réparer des murs, mais de préserver la dignité humaine et d’affirmer l’engagement de l’État envers la justice et l’humanité.
Le cri d’alarme est lancé : sans mesures rapides, la prison de Mwene-Ditu pourrait devenir le théâtre de drames évitables.
Zephirin TSHIMANGA
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