Le groupe de travail des Nations Unies sur l’utilisation de mercenaires a lancé une alerte préoccupante, révélant que plus de 10 000 ressortissants colombiens ont été recrutés pour participer à des conflits armés à travers le monde.
Selon ces experts, ces combattants sont aujourd’hui impliqués dans plusieurs zones de guerre, notamment en République démocratique du Congo, en Ukraine, au Soudan, mais aussi en Somalie, au Yémen et en Russie. Certains sont également employés dans des missions de sécurité privée au Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis.
Le phénomène s’étend aussi à des activités criminelles organisées en Amérique latine et dans les Caraïbes, où certains anciens militaires sont recrutés pour des opérations illégales.
Les experts pointent plusieurs facteurs explicatifs : des rémunérations attractives oscillant entre 2 000 et 6 000 dollars par mois, le manque d’opportunités économiques en Colombie, ainsi que les difficultés de réinsertion des anciens soldats. Le recrutement se fait en grande partie via les réseaux sociaux, notamment Facebook, Instagram, Telegram, TikTok et WhatsApp.
Face à cette situation, le président colombien Gustavo Petro a exprimé sa vive inquiétude et proposé d’interdire le mercenariat dans son pays. De son côté, le ministre des Relations extérieures, Luis Gilberto Murillo, a présenté un projet de loi visant à ratifier la convention des Nations Unies contre le mercenariat et à renforcer les sanctions contre les contrevenants.
Ce phénomène, en pleine expansion, soulève de graves préoccupations quant à la sécurité internationale et à la régulation des conflits armés.
Thérèse Nkwo
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