Depuis le mois de janvier 2026, le site minier de Rubaya, situé dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, est le théâtre d’une série d’éboulements meurtriers ayant causé la mort d’au moins 1 350 personnes, selon plusieurs sources locales. Parmi les victimes figurent des enfants, des femmes ainsi que de nombreux creuseurs artisanaux.
Ce drame humain met en lumière la dangerosité extrême des conditions d’exploitation dans cette zone riche en coltan, l’un des minerais stratégiques de la région des Grands Lacs. Les creuseurs évoluent dans des puits souvent instables, sans équipements adéquats ni mesures de sécurité suffisantes, ce qui rend le site particulièrement vulnérable aux glissements de terrain.
D’après plusieurs témoignages et sources sécuritaires locales, la mine de Rubaya serait exploitée de manière informelle dans un contexte de forte instabilité, avec la présence de groupes armés dans la zone, ce qui complique davantage l’encadrement et la protection des travailleurs.
Malgré les importantes ressources extraites chaque mois, estimées à plus de 110 tonnes de coltan selon certaines sources, les populations riveraines continuent de vivre dans une grande précarité, entre insécurité persistante, exploitation artisanale non encadrée et absence de contrôle effectif de l’État.
Ce bilan tragique relance une fois de plus le débat sur la gestion des ressources minières en RDC et la protection des milliers de personnes qui dépendent de cette activité pour survivre.
Moïse KASHALA
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