À quelques jours de la rentrée scolaire fixée au 1er septembre 2026, l’inquiétude gagne les familles dans le territoire de Lubutu, au Maniema. À quatre jours de la reprise des cours, l’engouement habituellement observé à cette période se fait toujours attendre.
Dans plusieurs établissements scolaires, les inscriptions et réinscriptions avancent à un rythme jugé faible. La même situation est constatée dans les marchés, où la fréquentation reste timide alors que les parents devraient normalement s’y rendre pour acheter les fournitures scolaires de leurs enfants.
Interrogé par téléphone ce vendredi 28 août par le reporter d’afriquemonde.net le président de la Société civile Forces vives du Maniema, Jean-Pierre Mutoto Mumbere, estime que cette faible mobilisation est principalement liée à l’insécurité persistante dans la région.
« À quelques jours de la rentrée, nous constatons que l’engouement n’est pas comme les années précédentes. Les parents sont préoccupés et beaucoup hésitent encore à envoyer leurs enfants à l’école à cause de l’insécurité », a-t-il déclaré.»
Cette situation pèse également sur les activités commerciales. Selon la société civile, les difficultés économiques auxquelles s’ajoutent les préoccupations sécuritaires empêchent de nombreuses familles de préparer normalement la rentrée.
« Les parents doivent acheter les fournitures scolaires, mais avec l’insécurité et les difficultés économiques, beaucoup n’arrivent pas à se préparer normalement. Cela se ressent aussi dans les marchés », a ajouté Jean-Pierre Mutoto Mumbere.»
Face à cette situation, la Société civile Forces vives du Maniema appelle les autorités à renforcer rapidement la sécurité dans le territoire de Lubutu. Elle estime que la protection de la population constitue une condition essentielle pour permettre aux enfants de reprendre les cours dans un environnement serein.
« Nous demandons aux autorités de prendre des mesures urgentes pour sécuriser la population. Les enfants ont besoin d’étudier dans un environnement calme et sécurisé », plaide le responsable de la société civile.»
À quelques jours du 1er septembre, l’incertitude demeure donc à Lubutu. Entre préoccupations sécuritaires, difficultés économiques et faible mobilisation, parents, élèves et responsables scolaires espèrent une amélioration rapide de la situation afin que la rentrée puisse se dérouler dans de meilleures conditions.
Emmanuel Ndjadi Pascal
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