Un incendie s'est déclaré ce dimanche au pavillon « Kobo Kobo » de la prison centrale de Kasapa, à Lubumbashi, suscitant une vive inquiétude au sein de la population. Grâce à l'intervention rapide des services anti-incendie de la mairie de Lubumbashi, appuyés par un camion de l'entreprise PMJ, le sinistre a pu être maîtrisé avant de se propager à d'autres bâtiments de l'établissement pénitentiaire.
Selon les informations communiquées par la Commission nationale des droits de l'homme (CNDH/Haut-Katanga), le pavillon touché héberge plus de 300 détenus, ce qui faisait craindre d'importantes pertes humaines au moment où les flammes se sont déclarées.
Le chef du service anti-incendie de la mairie de Lubumbashi, David Bidu , a confirmé que les équipes de secours sont intervenues rapidement pour contenir le feu et sécuriser les lieux.
De son côté, la direction de la prison centrale de Kasapa a indiqué que la situation est désormais sous contrôle. Toutefois, aucun bilan officiel concernant d'éventuelles victimes, blessés ou dégâts matériels n'était disponible au moment de la rédaction de cet article. Les autorités ont annoncé qu'une évaluation complète sera communiquée dans les prochaines heures.
Cet incident relance les interrogations sur les conditions de sécurité au sein de la plus grande prison du Haut-Katanga. Il s'agit en effet du deuxième incendie enregistré à la prison de Kasapa en seulement sept mois, une répétition qui soulève des préoccupations quant à l'état des infrastructures, à la prévention des risques et aux conditions de détention dans cet établissement régulièrement confronté à la surpopulation carcérale.
Les circonstances exactes de l'origine du feu restent inconnues. Une enquête devrait être ouverte afin de déterminer les causes de cet incendie et d'établir les éventuelles responsabilités.
En attendant les conclusions des autorités compétentes, les organisations de défense des droits humains suivent de près l'évolution de la situation et appellent à des mesures urgentes pour renforcer la sécurité des détenus ainsi que du personnel pénitentiaire.
Rédaction
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