La situation devient préoccupante à la prison centrale de la Kassapa, à Lubumbashi, où les détenus seraient privés d’eau et d’électricité depuis sept jours consécutifs. Ces perturbations, qui affecteraient les conditions sanitaires au sein de l’établissement, feraient également craindre une montée des tensions parmi les prisonniers.
Selon le témoignage d’un détenu ayant requis l’anonymat pour des raisons de sécurité, les conditions de vie se détériorent au sein de cette maison carcérale qui accueillerait plus de 3 000 personnes.
« Nous sommes ici en prison. Nous avons fait sept jours sans eau ni électricité », a-t-il alerté, évoquant une situation particulièrement difficile pour les personnes incarcérées.
Interrogée sur cette situation, la directrice de la prison, Mado Mukalay, a attribué ces perturbations aux travaux entrepris par la Société nationale d’électricité (SNEL). Elle a précisé qu’un communiqué de cette entreprise avait annoncé des interventions susceptibles d’affecter la fourniture du courant électrique.
Les conséquences se feraient également sentir sur l’approvisionnement en eau potable. Les installations de la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), dépendantes de l’alimentation électrique, seraient elles aussi affectées par ces perturbations.
Face à cette situation, Mado Mukalay affirme avoir saisi les autorités compétentes. Une mesure d’urgence aurait été engagée avec l’envoi de camions-citernes afin d’approvisionner l’établissement pénitentiaire en eau et de répondre aux besoins les plus immédiats des détenus.
Toutefois, la durée exacte de ces perturbations et le calendrier du rétablissement de la desserte en eau et en électricité restent inconnus. L’efficacité et la continuité de l’approvisionnement d’urgence constituent également des éléments importants pour éviter une aggravation de la situation.
Dans une prison accueillant plusieurs milliers de personnes, une privation prolongée d’eau et d’électricité représente un risque sérieux pour l’hygiène, la santé et la sécurité des détenus. Le rétablissement rapide de ces services essentiels apparaît dès lors indispensable.
En attendant un retour à la normale, la situation à la prison de la Kassapa appelle une attention particulière des autorités, notamment pour garantir l’accès à l’eau potable et prévenir toute aggravation des tensions au sein de l’établissement.
Moïse KASHALA
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