Une opération de sécurité a été menée dans la nuit du jeudi 29 au vendredi 30 octobre 2026 au camp militaire Major Vangu, situé dans la commune de Kampemba, à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Plusieurs personnes ont été interpellées à l'intérieur et aux abords de cette installation militaire.
D'après des sources locales, le camp était encore encerclé, ce vendredi matin à 10h35, par plusieurs jeeps de la Police nationale congolaise (PNC) et des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). L'accès au site était soumis à un contrôle strict.
Cette intervention intervient trois jours après les nouvelles directives du commandant de la 22ᵉ région militaire, le général de brigade Eddy Kapend, annoncées lors d'une parade mixte organisée le lundi 27 octobre.
À cette occasion, l'officier supérieur avait notamment ordonné le départ immédiat des enfants de militaires âgés de plus de 18 ans vivant encore dans les camps militaires. Il avait également instruit l'arrestation du commandant du camp Major Vangu, le colonel Kabonde Wa Kidianga.
Depuis plusieurs mois, le camp Major Vangu est régulièrement cité dans des signalements relatifs au banditisme urbain à Lubumbashi. Des individus présentés comme des bandits et des voleurs à main armée seraient notamment soupçonnés d'y trouver refuge, selon les accusations rapportées localement.
Cette opération intervient également dans un contexte marqué par le meurtre de la capitaine Cathy Tshikomb, camérawoman de la 22ᵉ région militaire, retrouvée violée et tuée dans la nuit du 12 au 13 octobre dernier dans ce même camp. Ce drame avait provoqué une vive indignation dans l'opinion publique.
Pour l'heure, aucune communication officielle n'a encore été rapportée sur le bilan précis des interpellations ni sur les motifs détaillés de cette opération.
Moïse KASHALA
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