La situation reste tendue dans la capitale du Haut-Katanga après l’annonce de marches prévues ce week-end contre l’église du pasteur Kasaïn Gaspard Mpoyi wa Mpoyi, à la suite de propos jugés à connotation tribale tenus récemment.
Dans une déclaration faite ce samedi 9 mai à Lubumbashi, le président national de la Fondation Katangaise, Sefaste Kasongo, est monté au créneau pour appeler à l’annulation immédiate de ces manifestations, estimant qu’elles risquent d’aggraver les tensions sociales et de fragiliser la cohésion nationale.
Il a dénoncé ce qu’il qualifie de tentative d’instrumentalisation de la jeunesse à des fins politiques, affirmant que certains acteurs chercheraient à exploiter la population pour des intérêts personnels au détriment de la paix.
« Nous avons besoin de la paix. Tout ce dont nous avons besoin, c’est de la cohésion nationale et d’une coexistence pacifique dans notre communauté. Il est irresponsable d’envoyer la jeunesse dans la rue pour des intérêts égoïstes et personnels », a déclaré Sefaste Kasongo.
Le président de la Fondation Katangaise a également averti les acteurs politiques, les appelant à la retenue et à la responsabilité dans un contexte déjà sensible.
« Je mets en garde tous les politiciens qui utilisent la jeunesse pour des manifestations à cause de leurs intérêts personnels », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient dans un climat de vive polémique autour des déclarations du pasteur concerné, qui ont suscité des réactions contrastées au sein de l’opinion publique. Plusieurs organisations de la société civile appellent désormais à la désescalade afin d’éviter tout débordement dans la ville.
Pour l’heure, aucune décision officielle des autorités provinciales n’a été annoncée concernant le maintien ou l’interdiction des marches prévues ce week-end.
Rédaction
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