La société civile congolaise tire la sonnette d’alarme après l’enlèvement du cameraman Stéphane Shisso Katanga, membre de l’équipe de communication de l’opposant politique Moïse Katumbi. Selon Justicia Asbl, organisation congolaise de défense des droits humains, le journaliste a été enlevé le lundi 29 décembre 2025, aux environs de 17 heures, alors qu’il rentrait chez lui après le travail. Les témoins indiquent qu’il a été interpellé par des hommes en civil, identifiés comme appartenant à un service rattaché à la Présidence de la République.
Depuis son arrestation, Stéphane Shisso serait détenu au secret, sans aucune information officielle sur son lieu de détention, ce qui suscite l’inquiétude de sa famille et des organisations de défense des droits humains.
Dans un communiqué publié ce mardi, Justicia Asbl condamne fermement ces pratiques, qu’elle qualifie de systématiques à l’encontre des opposants politiques, journalistes et acteurs de la société civile. L’organisation cite également des cas similaires, comme ceux d’Emmanuel Ramazani Shadari et de Kamizelo, dit Maîtrisable, pour illustrer ce qu’elle considère comme une atteinte répétée aux droits fondamentaux en RDC.
L’ONG appelle le président de la République à sanctionner les auteurs de ces violations, à ordonner la libération immédiate des détenus pour motifs politiques, et à mettre fin aux enlèvements et détentions arbitraires, jugés incompatibles avec l’État de droit.
Le cas de Stéphane Shisso relance les débats sur la sécurité des journalistes et le respect des droits humains en République démocratique du Congo, alors que la société civile réclame une réaction ferme des autorités pour prévenir de telles dérives.
MOÏSE KASHALA
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