À Lubumbashi, les consultations se poursuivent autour des principales préoccupations de la population du Haut-Katanga. Ce mardi 29 septembre 2026, l’ambassadrice itinérante du Chef de l’État, Isabelle Kibassa-Maliba, a échangé avec plusieurs représentants des forces vives de la province.
La série d’audiences a débuté avec les représentants des différentes confessions religieuses. Au centre des discussions : les difficultés sociales auxquelles fait face la population, mais également la contribution des Églises dans le contexte politique et social actuel, notamment en lien avec les débats autour d’un éventuel dialogue inclusif en République démocratique du Congo.
L’ambassadrice itinérante a ensuite reçu les représentants de LWANZO lwa MIKUBA et de SYMPIA. Les échanges avec ces deux structures ont principalement porté sur les réalités sociales et socioculturelles propres au Haut-Katanga.
La société civile a également présenté plusieurs préoccupations à travers son Cadre de concertation, notamment sa branche chargée des questions sécuritaires. La criminalité urbaine, le banditisme, les difficultés rencontrées dans les zones d’exploitation minière artisanale ainsi que la situation des enfants en rupture familiale vivant dans les rues de Lubumbashi ont figuré parmi les sujets abordés.
Une autre délégation reçue par Isabelle Kibassa-Maliba était composée d’anciens agents de la cellule de suivi des recettes dans les péages.
Ces derniers ont exposé leur situation depuis la mise en place de nouvelles équipes dirigeantes. Ils ont notamment fait état du licenciement de plusieurs agents qu’ils considèrent comme abusif, ainsi que de la rétrogradation de certains travailleurs maintenus à leurs postes.
La dernière audience de la journée a réuni les professionnels des médias du Haut-Katanga. Journalistes de télévision, de radio, de la presse écrite et des médias en ligne ont présenté les principales difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur profession.
Parmi les préoccupations soulevées figuraient l’accès aux sources d’information, les accréditations lors des activités officielles et les conditions générales de travail. Les professionnels des médias ont également plaidé pour un accompagnement accru du secteur, notamment à travers la conclusion de contrats entre les médias, les institutions publiques et les entreprises.
À l’issue des échanges, Isabelle Kibassa-Maliba a invité les représentants des médias à formaliser leurs différentes préoccupations dans un cahier des charges ou un état des besoins. Ce document devrait permettre de mieux identifier les difficultés rencontrées par le secteur et d’examiner les éventuelles réponses à y apporter.
Cette journée d’audiences aura ainsi permis de recueillir les préoccupations de plusieurs composantes de la société haut-katangaise, dans une démarche axée sur l’écoute, la consultation et la remontée des réalités du terrain.
Moïse KASHALA
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