La ville de Lubumbashi fait face à une crise persistante d’approvisionnement en électricité, plongeant plusieurs quartiers dans l’obscurité et suscitant une vive inquiétude au sein de la population. Cette situation, jugée préoccupante, impacte non seulement le quotidien des habitants mais également les activités économiques et la sécurité urbaine.
Face à cette réalité, l’honorable Benatar Chilufya a interpellé l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, dénonçant une gestion qu’il estime défaillante du secteur énergétique. Selon lui, les citoyens ne peuvent plus continuer à supporter seuls les coûts liés aux infrastructures électriques, notamment l’achat de câbles, de poteaux et la prise en charge de certaines réparations.
S’adressant aux autorités provinciales, il a souligné que la population de Lubumbashi est « abandonnée dans l’obscurité », malgré le rôle essentiel que joue l’électricité dans le développement économique et social.
Dans sa démarche, l’élu recommande plusieurs mesures urgentes, notamment :
L’audition du directeur provincial de la SNEL afin de présenter le plan cartographique de distribution de l’électricité dans la ville ; la réalisation ou la présentation d’un audit indépendant, couvrant les aspects financiers, techniques et organisationnels de la gestion de l’énergie électrique ; le contrôle des permis de construire délivrés aux promoteurs immobiliers (bâtiments, hôtels, supermarchés), avec une étude d’impact énergétique associée ; la mise en place d’une commission mixte chargée d’enquêter sur les nouvelles constructions et leur conformité en matière de gestion énergétique.
Pour Benatar Chilufya, la SNEL, en tant que société de l’État congolais chargée d’un service public essentiel, doit rendre des comptes sur sa gestion. Il estime que les dysfonctionnements actuels ne peuvent plus être ignorés et nécessitent une intervention institutionnelle forte.
Elle insiste également sur le fait que cette initiative n’est pas un acte d’hostilité envers la société nationale, mais plutôt une démarche de responsabilité visant à améliorer les conditions de vie de la population.
Enfin, elle appelle à une réforme structurelle profonde du secteur énergétique à Lubumbashi, afin de passer d’une gestion de crise à une politique durable capable de soutenir le développement économique, social et industriel de la province.
Moïse KASHALA
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